«La vie c'est plus marrant, C'est moins désespérant, En chantant » Et si le talentueux, le délicieux, l'inénarrable Michel Sardou, étoile française qui brille là-haut dans le ciel des idoles, avait raison ? Est-ce qu'on se ferait pas moins chier ici bas en poussant la chansonnette ? C'est en tout cas ce que laisse à penser The Choral, production britannique qui sent bon la sieste à l'EPHAD, dans laquelle un directeur de chorale fait triompher l'espoir en inculquant l'art des vocalises à une troupe d'ados, au mitant de la première Guerre mondiale.

Alain Resnais, lui, ne mange pas de ce pain là. Pour le cinéaste français, bien connu des écoliers français et belges pour son documentaire sur la Shoah Nuit et brouillard, la chanson n'élève pas les cœurs mais révèle nos névroses enfouies. Sur un scénario du mythique duo Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, Resnais signe On connait la chanson. Un film... choral dans lequel se croise une galerie de personnages dévorés par l'amour, la dépression et la culpabilité et dont les états d'âme nous parviennent sous la forme de chansons françaises populaires, entonnées en playback. Le cinéma français rencontre Karafun, c'est parti dans 1, 2, 1, 2, 3, 4 !